Cabasse

Cabasse, référence incontournable de l’acoustique française, s'est distinguée par ses innovations en matière de restitution sonore, notamment avec ses enceintes asservies et ses modèles haut de gamme. 

Cabasse Clipper III

Documentations et informations techniques disponibles ici : https://www.forumcabasse.org/wiki/Clipper#Clipper_III

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Équipé d'un 30BZ18, boomer mythique de la marque ainsi que de la paire indissociable DOM4 et DOM12.

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Mesures réalisées sur une Clipper III

Courbes du filtre :

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Photo du filtre :

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Prix annoncé en 1988 :

14780 F en 1988 la paire, revient a 4290 € en 2024.

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Impression d'écoute : 

La Clipper 3 est la dernière Clipper sortie et elle reprend les haut-parleurs de la première Clipper : le 30BZ18 (boomer), le DOM12 (médium) et le DOM4 (aigu). Cependant, son filtrage a évolué suite à l'introduction du nouveau protocole de mesure propre à Cabasse.

Cette enceinte est sincèrement capable d'une grande fidélité ; néanmoins, le couple DOM12/DOM4 rayonne très large, ce qui la rend sensible à son environnement et à la qualité de la pièce. C'est un mal pour un bien.

Sur l'album "Jazzaclar +2", le rendu des instruments à vent est restitué avec beaucoup de réalisme et sans jamais « vriller » les oreilles lorsque le niveau monte avec beaucoup de dynamique, comme sur les titres "Blue Lou" ou "Trombon Gospel".

Sur l'album de Christian de Chabot "Albeniz, Granados, Bach : Guitare", elles sont capables de me faire oublier ma pièce. Une fois le niveau sonore bien réglé, le réalisme est assez génial. Le titre "Danza del maiz maduro" est, selon moi, un excellent test pour la fidélité d'une chaîne.

L'album "Bach... In nomine" de Jean Dubé permet de s'assurer de la fidélité des Clipper, car le rendu donne l'impression de se trouver en face du piano et de son interprète. Le titre "Bachianas brasileiras No. 4: No. 2, Coral, Canto do Sertao" est mon morceau préféré pour cela.

Mais il n'y a pas que le classique avec des enregistrements fidèles : j'aime aussi écouter de la pop-rock.

Notamment, l'album "The Wall" des Pink Floyd. Eh bien là, je peux dire merci au 30BZ18 et à la charge close, car le grave et l'extrême grave ne manquent pas et restent toujours propres. On se surprend alors à monter le volume et à être impressionné par la violence des impacts. Cependant, j'ai l'impression que mes Cabasse Yawl faisaient légèrement mieux (la rigidité à la flexion du 30M20 n'est sûrement pas étrangère à cette sensation).

Par Valentin ROUSSE.

Cabasse Sampan 305

Mesures réalisées sur une Sampan 305

Courbes du filtre :

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Photo du filtre :

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Cabasse Galiotte


https://cabasse.vraiforum.com/t6329-volution-du-filtrage-des-Galiote.htm


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Cabasse Galion VII

https://cabasse.vraiforum.com/t6313-Cabasse-Galion-7.htm

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Les Galion 7 sont de grandes enceintes de 1m de haut, quatre voies (boomer mousse alvéolaire de 30cm, bas-médium en nid d’abeille de 17cm, le haut-médium DOM 12 et le tweeter DOM 4).

Ma priorité pour un système haute-fidélité est de pouvoir reproduire les sensations du concert acoustique et notamment des moment que je vis lorsque j’assiste à des concerts à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez).

Les Galion 7 sont la dernière évolution de ce modèle mythique de la marque brestoise. Ce modèle intègre le nouveau protocole de mesure qui se fait avec trois chambres : Anéchoïque, claire et à acoustique variable.

L’avantage de ce modèle vient en partie du 17 NDM qui permet de soulager le boomer dans le haut de sa bande et d’éviter la zone de fractionnement. La directivité peut donc être plus constante sous un angle plus grand.

De plus, il permet de soulager le DOM12 dans le bas de la bande et d’éviter de l’utiliser dans sa zone de résonance (ceci dit les défauts potentiels sont parfaitement pris en compte sur les modèles trois voies avec 30cm comme le Yawl et le Clipper).

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La linéarité en dehors de l’axe est meilleur que celle du Yawl et je pense que c’est la raison d’exister du Galion 7, nonobstant le placement devient encore plus chatouilleux car une absence de directivité est souhaitable pour la reproduction haute-fidélité mais elle est aussi très contraignante quant au placement et à la nature de la pièce.

Les Sampan 305 sont l’exacte opposé mais elle n’offre pas la même ampleur et c’est audible bien que non rédhibitoire pour ce dernier. 

Je dirais quand même que les Galion sont un peu soupe au lait…

Mais une fois bien dégagé des murs (disons un mètre minimum) et bien placé (ça peut prendre du temps !), la restitution est à la hauteur des attentes. L’ensemble des quatre voies fonctionne sans que l’on puisse les localiser ou que le passage d’un vers l’autre soit audible. 

Sur Beethoven : sonate pour violon et piano interprétée par Frédéric Pélassy et Yukio yokoyama, les Galions alimenté par un Luxman M383 (2x220w) m’ont donné l’illusion du concert et c’est exactement ce que je recherche. 

Sur ce morceau que j’aime beaucoup, les Clipper 3 et les Yawl étaient convaincants mais les Galions sont juste impressionnants car elles m'ont donnés les même sensations que j'avais ressenti la philharmonie quelques jours auparavant.

Sur “A night at Samarkand” ou “Love me or Leave me” de l’album Jazzaclar, les Galions restituent parfaitement l’ambiance et la dynamique. Chaque haut parleur travail sans donner l’impression d'être proche de ses limites et les envolées sont surprenantes de propreté. Un grand moment de musique ! 

 

Même constat sur “Gaiement” du groupe Gypsy Swing Quintet Liège, On peut s’apercevoir que le grave est particulièrement pur et c’est même le plus propre que j’ai entendu chez Cabasse jusqu’à présent mais une paire de Göeland viendra lui reprendre le titre rapidement je pense :) 

L’album est passé sans que je m’en rende compte et la sensation de réalisme ne s’est jamais arrêtée.

Les “Valses” de Fabienne Jacquinot, sont restituées avec beaucoup d’élégance et si le niveau est bien réglé alors on se surprend à ne plus se poser de question et à simplement écouter silencieusement… comme au concert.

Au final je confirme que les Galion 7 sont de vraies Cabasse mais attention aux pièces trop petites et trop réverbérante.

 

Par Valentin ROUSSE.